Le Maroc possède l'un des tissus associatifs les plus denses d'Afrique. Selon les données du Ministère de l'Intérieur (Direction des Affaires Générales et de la Réglementation), le Maroc compte plus de 200 000 associations légalement enregistrées. Selon le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), l'Économie Sociale et Solidaire (ESS) représente environ 5 % des emplois formels au Maroc. Ce guide couvre les métiers (coordinateur de projet, chargé M&E, fundraiser, directeur de programme), les sources de financement et les villes : Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger, Agadir, Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan et Oujda.
La liberté d'association est garantie par la Constitution de 2011 (art. 29). Le cadre légal est le Dahir du 15 novembre 1958 sur les associations. La création d'une association est simple : déclaration préalable au bureau local du Ministère de l'Intérieur. Les associations étrangères ou recevant des financements étrangers sont soumises à des déclarations supplémentaires. Selon les données CESE, l'ESS emploie environ 5 % des travailleurs formels marocains (coopératives, mutuelles, associations à activité économique).
L'INDH (Initiative Nationale pour le Développement Humain), lancée en 2005 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est le principal programme étatique de développement local. Selon le rapport annuel INDH (Ministère de l'Intérieur), l'INDH a mobilisé des milliards de dirhams depuis son lancement, finançant des associations locales dans tout le Maroc. Phase 3 de l'INDH (2019-2023 puis prolongée) : axes prioritaires publiés dans les lois de finances. L'ODCO (Office du Développement de la Coopération) soutient les coopératives. Associations nationales clés : REMESS (Réseau Marocain ESS), Transparency Maroc, associations de femmes, associations de personnes handicapées.
L'ESS marocaine comprend les coopératives, les mutuelles et les entreprises sociales. Selon l'ODCO, le Maroc compte plus de 35 000 coopératives. Segments porteurs : coopératives d'argan (Souss-Massa), coopératives de tapis (Haut Atlas), coopératives laiticres et fruits rouges (COPAG, Gharb). La loi-cadre sur l'ESS est en cours de finalisation par le Ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Economie Sociale. Le microcrédit (Al Amana, Attawfiq, Fondep) est un pilier de l'ESS marocaine — ces sociétés emploient des agents de crédit dans toutes les régions.
| Poste | Associations locales | ONG internationales | Agences ONU |
|---|---|---|---|
| Animateur / Agent terrain | 3 000-6 000 | 5 000-10 000 | 8 000-16 000 |
| Coordinateur de projet | 5 000-10 000 | 12 000-25 000 | 20 000-45 000 |
| Chargé M&E | 6 000-12 000 | 14 000-28 000 | 22 000-50 000 |
| Fundraiser | 7 000-14 000 | 15 000-30 000 | 25 000-55 000 |
| Directeur de programme | 12 000-25 000 | 25 000-55 000 | 45 000-100 000+ |
Fourchettes basées sur les grilles salariales publiées par les ONG (Oxfam, Plan International) et agences ONU (grille ICSC), complétées par les observations Jobsquare.ma (juin 2026). Les salaires ONU sont en USD (convertis à titre indicatif).
Rabat : hub des agences ONU (PNUD, UNICEF, HCR, OMS), GIZ, USAID, AFD. Casablanca : fondations d'entreprises, associations économiques. Marrakech : ONG tourisme responsable, patrimoine. Agadir : coopératives argan Souss-Massa, associations environnement littoral. Tanger : associations aide aux migrants (Caritas, Fondation Orient-Occident). Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan, Oujda : associations INDH locales, coopératives de production, microcrédit.
La Coupe du Monde 2030 crée des opportunités pour le secteur associatif dans les 6 villes hôtes (Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir, Saïdia-Oujda). Bénévolat CdM : des dizaines de milliers de bénévoles recrutés via des associations organisées (accueil supporters, interprétariat). Programmes FIFA inclusion sociale : financements partiel via associations partenaires. Héritage (legacy) social : investissements dans les structures sportives et culturelles des communautés des villes hôtes et villes de support (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan). Impact sur les populations vulnérables : ONG spécialisées mobilisées pour accompagner les projets de réaménagement.
Hybridation ONG / entreprise sociale : modèles combinant impact social et équilibre économique. Impact investing : fonds à impact (Azur Partners, Proparco, Africinvest) dans les entreprises sociales marocaines. Numérisation : gestion des bénéficiaires par CRM, suivi des indicateurs par tableaux de bord, rapports numériques. Partenariats RSE : OCP, Attijariwafa, Maroc Telecom financent de plus en plus des projets associatifs. Plaidoyer : la société civile joue un rôle croissant dans les politiques publiques via le CESE et le Conseil National des Droits de l'Homme.
Sciences politiques et relations internationales : FSJES Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès. Développement international : masters Sciences Po Paris, universités belges, canadiennes. Gestion de projets : PMI (PMP, CAPM), PRINCE2. Suivi-évaluation : IPDET (International Program for Development Evaluation Training), 3ie. Droit des associations : facultés de droit. Leadership social : programmes Ashoka, GSBI. Langues : français + anglais (bailleurs anglophones) + arabe quasi-obligatoires pour les ONG internationales.
La procédure est encadrée par le Dahir du 15 novembre 1958 et ses modificatifs. Etapes : 1) Rédiger les statuts (dénomination, objet, siège, gouvernance). 2) Tenir une assemblée générale constitutive (PV, élection du bureau). 3) Dépôt de la déclaration au bureau local du Ministère de l'Intérieur (préfecture ou commune). 4) Réception du récépissé (délai théorique 60 jours, souvent plus rapide). Création gratuite. Les associations étrangères ou recevant des financements étrangers ont des obligations de déclaration supplémentaires (loi 2020).
Canaux principaux : 1) ReliefWeb (reliefweb.int) : référence mondiale offres humanitaires. 2) DevEx (devex.com) : développement international. 3) UN Jobs (unjobs.org) : agences ONU. 4) Sites institutionnels : pnud.org/maroc, unicef.org/maroc, giz.de. 5) LinkedIn : ONG à Rabat et Casablanca très actives. 6) Jobsquare.ma : organisations de plus en plus présentes. Compétences clés : cycle de projet, gestion budgétaire, reporting bailleur, bilingue français-anglais, expérience terrain.
Association (Dahir 1958) : structure à but non lucratif, ne redistribue pas de bénéfices aux membres. ONG : association de grande envergure à mandat souvent international. Entreprise sociale : génère des revenus commerciaux qu'elle réinvestit dans sa mission sociale — cadre légal en construction au Maroc (projet de loi ESS). En pratique, beaucoup d'associations marocaines développent des activités économiques (artisanat, formation, services) pour s'auto-financer.
Sources principales : 1) INDH : comités locaux instruits par les préfectures. 2) Appels UE : Délégation UE Rabat (eeas.europa.eu), publiés régulièrement. 3) USAID, GIZ, AFD : cofinancement sur demande. 4) Fondations d'entreprises : Fondation OCP, Attijariwafa Foundation, Fondation BMCE Bank. 5) Crowdfunding : Atadamoun.com (plateforme marocaine). 6) Microcrédit : Al Amana, Attawfiq, Fondep pour les micro-entrepreneurs dans les projets ESS.
L'ESS regroupe coopératives, mutuelles, associations à activité économique et entreprises sociales. Selon l'ODCO : plus de 35 000 coopératives au Maroc. Selon le CESE : ~5 % des emplois formels. Coopératives d'argan (Souss-Massa, export cosmétique mondial), COPAG (lait, fruits rouges), tapis du Haut Atlas sont les success stories. La loi-cadre ESS en finalisation devrait clarifier le cadre juridique et fiscal, rendant ces structures plus attractives pour les investisseurs à impact.
1) Cycle de projet : cadre logique, plans de travail, rapports finaux. 2) Suivi-évaluation : indicateurs SMART, collecte de données, analyse des résultats. 3) Gestion budgétaire : suivi des dépenses, justificatifs bailleurs. 4) Rédaction de propositions : appels à projets UE, USAID, fonds privés. 5) Langues : français-anglais bilingue, arabe. 6) Outils : Excel, SPSS ou STATA (M&E), Salesforce (CRM), Google Workspace. Certifications valorisées : PMP (PMI), certifications M&E (IPDET), ACCA (gestion financière ONG).
Par type d'organisation. Système ONU (à Rabat) : PNUD, UNICEF, OMS, FAO, HCR, ONU Femmes, UNFPA recrutent des nationals (NP) et des internationaux. Offres sur unjobs.org. ONG humanitaires : Oxfam Maroc (genre, eau, aide d'urgence), Plan International (enfants, éducation), Save the Children, Islamic Relief. Coopération bilatérale : USAID Maroc, GIZ Maroc, AFD Maroc — recrutent du personnel local en appui aux projets. Microfinance : Al Amana Microfinance, Attawfiq Micro-Finance, Fondep — agents de crédit dans toutes les villes marocaines. Fondations d'entreprises : Fondation OCP (agriculture, digital), Attijariwafa Foundation, Fondation BMCE Bank (education For All) — profils communication, gestion de projets, évaluation d'impact.
Le secteur associatif et de l'ESS marocain en 2026 est un employeur significatif avec plus de 200 000 associations enregistrées (source : Ministère de l'Intérieur) et 35 000 coopératives (ODCO). Les métiers les plus demandés : coordinateur de projet (12 000-25 000 MAD en ONG int.), chargé M&E, fundraiser, agent de microcrédit. Les hubs : Rabat (ONU, coopération bilatérale), Casablanca (fondations), Agadir (coopératives argan). La Coupe du Monde 2030 crée une demande de bénévolat organisé et de programmes sociaux dans les 6 villes hôtes et les villes de support (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan, Oujda).
Le Maroc dispose d'institutions de défense des droits encadrées par la Constitution de 2011. Le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) est l'institution nationale indépendante de protection et promotion des droits humains, partenaire de l'ONU et des ONG internationales. Le Médiateur du Royaume (Diwan Al Madhalim) traite les plaintes des citoyens contre l'administration. Des ONG de droits humains nationales (Amnesty International section marocaine, OMDH, AMDH, CNDH partenaires locaux) et internationales (Human Rights Watch, Freedom House) travaillent à la fois sur le plaidoyer et l'assistance juridique. Les juristes spécialistes droits humains, les chargés de communication institutionnelle et les chercheurs spécialistes des politiques publiques sont demandés dans ces structures à Rabat, Casablanca, Tanger et Marrakech.
Des associations marocaines et des ONG internationales interviennent massivement dans l'éducation et l'insertion des jeunes. La Fondation BMCE Bank of Africa (Education For All) gère plus de 100 écoles dans les zones rurales marocaines. Zakoura Foundation lutte contre l'abandon scolaire. Injaz Al-Maghrib forme les jeunes à l'entrepreneuriat dans les établissements publics. UNICEF Maroc intervient sur l'inclusion scolaire des enfants vulnérables. Ces organisations emploient des animateurs jeunesse, des formateurs, des coordinateurs de programmes d'éducation et des évaluateurs d'impact scolaire. Dans le cadre de la réforme du système éducatif marocain (loi-cadre 51-17 sur l'éducation), les associations de soutien à l'école sont des partenaires reconnus du Ministère de l'Education Nationale, présentes dans toutes les villes : Casablanca, Rabat, Fès, Meknes, Marrakech, Agadir, Tanger, Kénitra, Tétouan, Oujda.
Le Maroc est à la fois un pays d'origine, de transit et de destination pour les migrants. La politique migratoire marocaine (Stratégie Nationale d'Immigration et d'Asile, SNIA, lancée en 2014 et publiée par le Ministère des Affaires Etrangères) associe étroitement les ONG à l'accompagnement des migrants. Le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) est présent à Rabat. L'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) a un bureau à Rabat. Des ONG spécialisées migration : Caritas Maroc (à Tanger), Fondation Orient-Occident (à Rabat et Tanger), MSF (contexte migration). Ces organisations emploient des assistants sociaux, des traducteurs-interprètes (arabe, français, anglais, langues subsahariennes), des juristes spécialistes droit d'asile et des chargés de programme migration. Le profil bilingue français-anglais avec compétences en communication interculturelle est très demandé.
Les associations environnementales sont en forte croissance au Maroc, portées par les engagements du Maroc dans l'Accord de Paris (NDC soumis à la CCNUCC) et le stress hydrique croissant documenté par le Ministère de la Transition Energétique et de l'Eau. La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement mène des programmes de préservation des milieux naturels (plages, montagnes, forêts). Le PNUD Maroc finance des projets d'adaptation au changement climatique. Des associations locales gèrent des projets d'eau potable en zones rurales (dans la province de Taroudant, de Chichaoua, de Midelt). Le profil "chargé de projet eau et assainissement" (WASH — Water, Sanitation and Hygiene) est l'un des plus demandés dans les ONG internationales opérant en zones rurales marocaines. Ces projets concernent toutes les régions marocaines, du Nord (Tétouan, Tanger) au Sud (Agadir, Oujda) en passant par le centre (Fès, Meknes, Casablanca, Rabat, Marrakech, Kénitra).
La santé communautaire est un domaine d'intervention majeur des associations marocaines, en complément du système public (Ministère de la Santé). Des associations de lutte contre des maladies spécifiques (cancer — Association Lalla Salma prévention et traitement du cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires), des centres d'écoute psychologique, des associations d'aide aux patients dialysés, des organisations de médecins sans frontières constituent un réseau de santé communautaire. Le programme national de santé publique (Plan Santé 2025-2030, Ministère de la Santé) prévoit un partenariat accru avec les associations pour la prévention. Les associations de santé communautaire emploient des infirmiers communautaires, des agents de santé de base, des coordinateurs de programmes santé, des spécialistes en communication santé. Ces associations sont présentes dans toutes les villes marocaines, avec une concentration dans les grandes agglomérations : Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Agadir, Tanger, Meknes, Kénitra, Tétouan, Oujda.
Les associations sportives et culturelles constituent la majorité numérique des associations marocaines enregistrées. Clubs de football de quartier, associations de arts martiaux, clubs de randonnée, associations culturelles (théatre, musique gnaoua, jazz), associations d'amitié et de voisinage : ces structures emploient peu de salariés permanents (sauf les grands clubs sportifs professionnels) mais créent des opportunités d'emploi indirect via l'événementiel. La Coupe du Monde 2030 va stimuler les associations sportives dans les 6 villes hôtes (Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir, Saïdia-Oujda) : organisation de tournois de football amateur, animations culturelles dans les fan zones, programmes d'initiation sportive pour les jeunes. Ces activités génèrent des emplois temporaires d'animateurs sportifs, de responsables événementiels et de gestionnaires de installations. Les associations sportives des villes de support (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan) bénéficieront également du rayonnement de la CdM.
L'inclusion des personnes en situation de handicap (PSH) est un domaine prioritaire de l'action associative marocaine. La loi 13-83 sur les personnes handicapées et la Constitution de 2011 (art. 34) garantissent des droits à l'inclusion. Des associations spécialisées : Association de Parents et Amis des Enfants Handicapés Mentaux (APAMHM), Association Marocaine de l'Autisme (AMA), Association Nationale des Sourds du Maroc (ANSM). L'ANAPEC travaille avec ces associations pour l'insertion professionnelle des PSH (programme spécifique). Ces associations emploient des éducateurs spécialisés, des orthophonistes, des psychologues, des physiothérapeutes et des animateurs spécialistes. La demande est structurellement supérieure à l'offre de profils formés, particulièrement dans les villes secondaires (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan, Oujda, Agadir) où les structures spécialisées sont insuffisantes.
Les associations féministes et de soutien aux femmes constituent un mouvement actif au Maroc. Après la réforme de la Moudawwana (Code de la famille) en 2004, et les travaux de réforme en cours en 2026, le contexte institutionnel est favorable au développement des associations de genre. Des organisations actives : Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM), Union de l'Action Féminine, Jossour FFM. Les programmes "ONU Femmes Maroc" financent des projets d'autonomisation économique des femmes, notamment dans les zones rurales (Souss-Massa près d'Agadir, Meknes, Kénitra, Tétouan). Les coopératives féminines (argan, tapis, artisanat) sont à l'intersection de l'ESS et du genre. Ces structures emploient des animatrices genre, des formatrices en développement professionnel féminin et des coordinatrices de projets d'autonomisation économique dans les 12 régions marocaines.
Le volontariat est une voie d'entrée dans le secteur associatif et une expérience valorisée pour les recruteurs en ONG. Des programmes structurés : le Corps de la Paix américain (Peace Corps) envoie des volontaires au Maroc dans des projets d'éducation et d'environnement. L'Union Européenne finance des programmes de Service de Volontariat Européen (SVE) avec des organisations marocaines. Le gouvernement marocain a adopté une loi sur le volontariat associatif (publiée au Bulletin Officiel). Pour les jeunes Marocains cherchant à entrer dans le secteur associatif : s'engager comme bénévole dans une ONG reconnue est la voie la plus efficace. La Coupe du Monde 2030 va déployer des dizaines de milliers de bénévoles organisés par des associations dans toutes les villes hôtes (Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir, Oujda) et les villes de support (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan).
La transformation digitale touche aussi le secteur associatif marocain. Des outils deviennent standards : Salesforce for Nonprofits (CRM gratuit pour les ONG, gestion des donateurs, des bénéficiaires, des bénévoles), ODK ou KoboToolbox (collecte de données terrain sur mobile, utilisé par le PNUD, UNICEF et la plupart des ONG), DHIS2 (système d'information sanitaire, utilisé par le Ministère de la Santé et les partenaires ONG en santé communautaire), Power BI ou Tableau (visualisation des indicateurs d'impact). Les donateurs institutionnels (UE, USAID, GIZ) exigent de plus en plus des rapports basés sur des données digitales robustes. Les profils hybrides "gestion de projets + outils digitaux" sont les plus demandés dans les grandes ONG et agences onusiennes de Rabat et Casablanca. Des compétences en gestion des réseaux sociaux (communication des projets), en création de contenu (rapports d'impact visuels) et en gestion de plateformes de collecte de fonds en ligne complètent le profil idéal. La CdM 2030 génère des opportunités de communication digitale liées aux programmes de bénévolat, dans toutes les villes hôtes et de support.
Le crowdfunding (financement participatif) s'impose comme une source complémentaire pour les associations marocaines. La plateforme Atadamoun.com est spécifiquement dédiée aux projets associatifs marocains. Des plateformes internationales (GoFundMe, GlobalGiving pour les ONG) permettent aux associations marocaines de collecter des fonds auprès de la diaspora marocaine en Europe et en Amérique du Nord. Les obligations à impact social (Social Impact Bonds) sont étudiées au Maroc dans le cadre de la politique de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG). Des fonds d'impact investing comme Azur Partners (Casablanca), Proparco (filiale AFD) et Africinvest soutiennent des entreprises sociales marocaines. Ces nouveaux mécanismes créent des métiers hybrides : responsable finance solidaire, gestionnaire de fonds à impact, chargé de reporting ESG pour le secteur non lucratif. Ces profils sont principalement basés à Casablanca (secteur financier) et Rabat (institutions de développement), avec des missions dans toutes les régions marocaines où des projets à impact sont déployés.
La bonne gouvernance est un enjeu croissant pour les associations marocaines, exigée par les bailleurs institutionnels (UE, USAID) et la loi. Les associations doivent tenir une comptabilité régulière, organiser des assemblées générales et publier leurs comptes si elles reçoivent des fonds publics. La Cour des Comptes peut auditer les associations recevant des fonds de l'INDH ou de l'État. Des formations en gestion financière ONG (présentées par AMSED, par l'AFD et par des cabinets locaux) renforcent les compétences des responsables associatifs. La transparence est également un levier de crédibilité pour attirer les financements privés (fondations, crowdfunding). L'association Transparency Maroc publie des guides de bonne gouvernance et accompagne des associations dans leurs pratiques de redevabilité. Dans les 6 villes hôtes de la CdM 2030 (Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir, Oujda), les associations partenaires des projets CdM seront soumises à des exigences de transparence financière élevées, imposant des profils de contrôleurs de gestion et d'auditeurs internes dans le secteur associatif.
Dernière mise à jour : juillet 2026.
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