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Oujda est la capitale de la région Orientale et la 5e ville du Maroc par la population (environ 600 000 habitants). Son marché de l'emploi, longtemps marqué par le chômage élevé et l'émigration, connaît un renouveau en 2026 grâce aux investissements publics, aux centres d'appels et au développement universitaire. Ce guide vous présente les secteurs qui recrutent à Oujda, les salaires, les entreprises, les liens vers les offres Jobsquare.ma et les conseils pour postuler efficacement dans la région Orientale. Il aborde aussi les opportunités dans les villes voisines : Nador, Berkane, Taourirt — et les comparatifs avec les autres grandes villes marocaines : Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Tétouan et Kénitra.
La région Orientale affiche historiquement un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Le HCP relève que l'Oriental fait partie des régions à fort potentiel mais encore sous-exploitiées. Plusieurs facteurs positifs changent la donne en 2026 : l'Université Mohammed Ier d'Oujda (40 000 étudiants) forme des profils qualifiés, l'ENSA d'Oujda diplôme des ingénieurs, le Centre Hospitalier Universitaire d'Oujda est l'un des plus grands du Maroc. Les centres d'appels s'installent progressivement à Oujda (Intelcia y est présent), attirés par les coûts de location inférieurs à Casablanca. Le recrutement progresse dans plusieurs secteurs clés.
L'administration publique reste le premier employeur de la région Orientale. La wilaya d'Oujda, les collectivités territoriales, l'académie régionale d'éducation (AREF Oriental), les services déconcentrés de l'État (agriculture, santé, économie) emploient des milliers de fonctionnaires. Les concours de la fonction publique (RCAR, CNSS, douanes) sont la porte d'entrée la plus convoîtée. Des profils demandés : juristes, économistes, ingénieurs agronomes, médecins, infirmiers, enseignants.
Le CHU Mohammed VI d'Oujda (ouvert en 2014) est la référence médicale du Nord-Est marocain. Il gère l'ensemble des spécialités (cardiologie, cancérologie, néonatologie) et recrute des médecins spécialistes, infirmiers, techniciens de laboratoire et personnel de soin. Des cliniques privées (Clinique Oujda, Al Massira) complètent l'offre de santé privée. Ce secteur est en croissance continue et crée plusieurs centaines d'emplois par an dans la région.
Le BTP à Oujda bénéficie du Programme de Réduction des Défis Sociaux (PRDTS), des programmes de logements sociaux (Al Omrane Oujda) et des projets d'infrastructure (route de contournement, stade Ibn Battouta). Des profils demandés : maçons, plombiers, électriciens, conducteurs de travaux. Le secteur emploie une main-d'œuvre locale importante, souvent sans diplôme formel mais avec une expérience pratique.
Les centres d'appels sont le secteur à la plus forte croissance à Oujda. Intelcia a ouvert un plateau à Oujda. D'autres opérateurs BPO s'intéressent à la ville pour des raisons économiques (loyers moins chers que Casablanca, main-d'œuvre qualifiée et francophone). Les profils demandés : téléconseillers français (bonne élocution, sans accent marqué), superviseurs, formateurs. Voir les offres call center Oujda
Le commerce à Oujda est animé par le marché frontalier historique avec l'Algérie (aujourd'hui fermé mais source d'une économie commerciale traditionnelle forte), les centres commerciaux (Oujda Mall), les supermarchés (Label'Vie, BIM, Marjane) et les souks hebdomadaires. Des emplois de vendeurs, caissiers, responsables de rayon, responsables stock sont disponibles.
Le développement de l'enseignement privé à Oujda (primé jusqu'au supérieur) crée des postes d'enseignants, de formateurs et d'administrateurs scolaires. L'ISTA (Institut Spécialisé de Technologie Appliquée) forme des techniciens et recrute des formateurs OFPPT.
| Métier | Oujda (MAD/mois) | Casablanca (MAD/mois) |
|---|---|---|
| Téléconseiller débutant | 4 000–5 500 | 5 000–7 000 |
| Infirmier/Technicien santé | 5 000–9 000 | 6 000–12 000 |
| Comptable général | 5 000–10 000 | 7 000–15 000 |
| Ingénieur | 8 000–20 000 | 12 000–35 000 |
| Enseignant privé | 4 500–9 000 | 5 000–12 000 |
Les salaires à Oujda sont 15–25 % inférieurs à Casablanca, mais le coût de la vie est également inférieur (loyer, restauration). Michael Page Africa, DIORH, Jobsquare.ma (juin 2026).
L'Université Mohammed Ier d'Oujda (UM1) est l'un des plus grands pôles universitaires du Maroc avec 40 000 étudiants. Les facultés : Droit-Economie-Gestion, Sciences, Lettres et Humanités, Médecine-Pharmacie, Sciences de l'Ingénieur, ENSA, ENCG. Le taux d'ins ertion professionnelle des diplômés UM1 à 12 mois est encore inférieur à la moyenne nationale. Pour améliorer leurs chances, les jeunes diplômés d'Oujda doivent : 1) Envisager la mobilité vers Casablanca, Tanger ou Rabat pour les premières expériences. 2) S'inscrire à l'ANAPEC Oujda (programmes Idmaj et Taehil). 3) Cibler les call centers BPO d'Oujda pour une première expérience. 4) Privilégier les stages PFE dans les entreprises de la région. Le recrutement des jeunes diplômés dans la région Orientale est un enjeu clé pour le développement économique local.
La Zone Industrielle d'Oujda (ZI Oujda-Sidi Yahya) accueille des PME agroalimentaires, des sociétés de BTP et des ateliers de métallurgie. Le programme Emergence avait identifié la région Orientale comme zone prioritaire d'investissement. Des projets en cours : extension de la ZI, développement de la zone logistique à proximité de l'aéroport Oujda-Angad, projets énergétiques (éolien à Jerada). L'ouverture de la frontière algéro-marocaine — si elle intervient — pourrait générer un boom économique sans précédent pour la région. Ces développements créeraient un besoin massif de recrutement logistique, commercial et industriel à Oujda.
Nador (150 000 habitants), à 130 km d'Oujda, est une ville portuaire dynamique. Son port commercial (export de produits de la pêche, import de marchandises via Mar Chica) crée des emplois en logistique maritime, transit douanier et transformation de poissons. La MFZ (Mediteranean Free Zone) de Nador — en projet avancé — vise à répliquer le modèle Tanger Med dans la Méditerranée orientale. Des profils demandés à Nador : magasiniers, agents logistiques, ingénieurs qualité QHSE, techniciens de maintenance. Les recrutements à Nador sont disponibles sur Jobsquare.ma dans la catégorie région Orientale.
Les meilleures stratégies pour trouver un emploi à Oujda : 1) Jobsquare.ma : créez un profil et activez les alertes pour la région Orientale. Voir les offres Oujda. 2) ANAPEC Oujda (bureau sur Avenue Mohammed VI) : inscription gratuite, accès aux offres d'emploi locales et aux programmes Idmaj. 3) Agences d'intérim locales : Adecco et Manpower ont des antennes à Oujda. 4) Réseau UM1 : réseau des anciens de l'Université Mohammed Ier. 5) Candidature spontanée aux CHU, banques régionales, grandes surfaces, call centers. 6) Mobili té vers d'autres villes : Casablanca, Tanger, Rabat, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra, Tétouan offrent plus d'opportunités pour les profils qualifiés.
Les secteurs à plus fort volume de recrutement à Oujda en 2026 : 1) Fonction publique (administration, santé, enseignement) — le plus grand employeur. 2) Centres d'appels et BPO — en forte croissance (Intelcia Oujda et autres). 3) BTP et travaux — logements sociaux, infrastructures. 4) Commerce et grande distribution (Marjane, Label'Vie, BIM). 5) Santé privée (cliniques). 6) Enseignement privé. La région Orientale attire de plus en plus d'investissements grâce aux avantages de coût et à la main-d'œuvre qualifiée (UM1, ENSA). Ces secteurs offrent du travail stable et accessible aux profils locaux.
Oui, le coût de la vie à Oujda est significativement inférieur à celui de Casablanca ou Rabat. Un loyer d'appartement 2 pièces à Oujda coûte 2 000-3 500 MAD contre 4 000-8 000 MAD à Casablanca. La restauration, les transports et les loisirs sont également moins chères. Un salaire de 5 000-7 000 MAD à Oujda offre un pouvoir d'achat comparable à 8 000-10 000 MAD à Casablanca. Cette équation économique favorable attire même des professionnels de Casablanca, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan qui cherchent à s'installer à Oujda pour une meilleure qualité de vie. Le travail à Oujda permet souvent de se loger en propriété plus facilement.
Oui. Intelcia (le plus grand groupe BPO marocain) a ouvert un plateau à Oujda, attiré par les coûts d'exploitation inférieurs à Casablanca et la disponibilité d'une main-d'œuvre francophone qualifiée (diplômés UM1). D'autres opérateurs BPO s'intéressent à Oujda pour les mêmes raisons. Ces call centers cherchent principalement des téléconseillers (débutants bienvenus), des superviseurs et des formateurs. Pas de diplôme requis pour les agents, le français courant étant le principal critère. Le recrutement BPO à Oujda se fait en continu. Le travail en call center à Oujda est un très bon premier emploi pour les jeunes diplômés de l'UM1.
Les principales entreprises qui recrutent régulièrement à Oujda : 1) CHU Mohammed VI d'Oujda (médecins, infirmiers, personnel paramédical). 2) AREF Orientale (enseignants). 3) Intelcia Oujda (téléconseillers, superviseurs BPO). 4) Marjane Oujda, Label'Vie, BIM (commerce, grande distribution). 5) Sociétés BTP locales (Al Omrane Oujda, entrepreneurs régionaux). 6) Agences bancaires régionales (Attijariwafa, BMCE, BCP à Oujda). 7) PME agroalimentaires (zone industrielle Sidi Yahya). Ces employeurs publient leurs offres sur Jobsquare.ma Oujda. Le recrutement dans ces entreprises représente l'essentiel du travail formel de la ville.
Oujda est bien connectée grâce à la Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui relie Tanger à Casablanca et dont le prolongement vers Oujda est planifié dans le cadre du programme ferroviaire marocain. Actuellement : train ONCF (Oujda-Casablanca en ~9h), car CTM, avion Oujda-Angad (vols directs vers Casablanca, Paris, Bruxelles, Amsterdam). De nombreux habitants d'Oujda travaillent à Casablanca (navettes hebdomadaires). La meilleure stratégie : commencer par postuler aux offres à Oujda, puis envisager la mobilité vers Tanger, Casablanca, Rabat, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra ou Tétouan si les opportunités locales sont insuffisantes pour votre profil.
La région Orientale possède des zones agricoles : la plaine des Triffa (près de Berkane — oranges, primeurs export), les oliveraies et les céréales. Des offres d'emploi agricoles à Berkane et Taourirt existent : ingénieurs agronomes, techniciens irrigation, conducteurs de machines agricoles, agents de conditionnement (packing maisons export). La SOPRIAM (groupement de producteurs de la région) et des exportateurs comme COBRA Foods recrutent régulièrement. Ces recrutements agricoles sont saisonniers (récolte agrumes : janvier-mars) ou permanents pour les ingénieurs. Le travail agricole dans la région Orientale offre de bonnes perspectives liées à l'export européen.
Les diplômes les plus demandés à Oujda : 1) Licence en droit-économie-gestion (UM1) : administration, banque, commerce. 2) Diplôme d'ingénieur (ENSA Oujda) : BTP, énergies renouvelables, agro-industrie. 3) Diplôme de médecin / infirmier (Faculté de Médecine UM1) : CHU et cliniques privées. 4) BTS OFPPT (ISTA Oujda) : techniciens métier (gestion, informatique, électrotechnique). 5) Bac sans diplôme : pour les call centers, le commerce et les emplois de proximité. Ces diplômes permettent d'accéder au marché du travail local. Pour les profils plus ambitieux, la mobilité vers Casablanca, Tanger, Rabat, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan reste la clé du recrutement dans les grandes entreprises.
La région Orientale dispose d'un fort potentiel éolien (Jerada, Ain Beni Mathar) et solaire. La centrale éolienne de Ain Beni Mathar (100 MW, ONE) a ouvert la voie. De nouveaux projets éoliens sont planifiés dans la région, ce qui crée des besoins en ingénieurs énergétiques, techniciens de maintenance éolienne et agents HSE. L'Université Mohammed Ier et l'ENSA d'Oujda forment des ingénieurs énergétiques qui trouvent leur première expérience dans les projets locaux avant de se déplacer vers Casablanca, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech, Rabat, Meknès, Kénitra et Tétouan pour leur carrière. Le secteur énergétique est un recrutement d'avenir pour la région Orientale. Le travail en énergies renouvelables à Oujda contribue directement à la souveraineté énergétique du Maroc.
Si vous êtes actuellement à Casablanca, Rabat, Tanger ou une autre grande ville et souhaitez travailler à Oujda, voici nos conseils pratiques : 1) Adaptez votre CV : mentionnez explicitement votre souhait de travailler à Oujda et, si vous avez des attaches familiales dans la région, indiquez-le (les recruteurs régionaux préfèrent les candidats qui ont des raisons personnelles de s'installer). 2) Cherchez des employeurs qui recrutent dans toute la région (CHU, AREF, grande distribution, call centers). 3) Prévoyez un déplacement de 2-3 jours pour les entretiens : combinaison avion Oujda-Angad (1h de vol depuis Casablanca) + logement chez famille ou hôtel économique. 4) Créez des alertes emploi sur Jobsquare.ma spécifiques à la région Orientale. Ces stratégies de recrutement et de travail à distance permettent de se positionner efficacement sur le marché de l'emploi oujdi depuis n'importe quelle ville marocaine : Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra ou Tétouan.
Le marché de l'emploi à Oujda et dans la région Orientale est en transition. La fonction publique reste le pilier mais les call centers, le BTP, le commerce et les projets d'énergies renouvelables ouvrent de nouvelles perspectives. Le coût de vie avantageux et la qualité de vie à Oujda en font une alternative sérieuse aux grandes métropoles pour les actifs qui cherchent équilibre et sérénité.
Oujda est une ville de carrefour avec un riche patrimoine culturel (médina du 10e siècle, Parc Municipal, frontière historique avec l'Algérie). Le tourisme est encore sous-développé comparé à Marrakech, Fès ou Agadir, mais des projets de valorisation existent. Des hôtels (Ibis Oujda, Holiday Inn Oujda) emploient du personnel hôtelier. Des agences de voyage organisent des circuits vers le désert de Figuig, les gorges du Zegzel et la frontière historique. Ce secteur crée des emplois de réceptionnistes, guides touristiques, serveurs, cuisiniers. L'inscription de la région Orientale dans les circuits touristiques du Maroc (notamment la Route des Casbah et le circuit Sahara) ouvre des perspectives de recrutement touristique à Oujda. Le travail dans le tourisme à Oujda est encore naissant mais prometteur, surtout si la frontière algéro-marocaine venait à réouvrir. Dans les villes voisines à fort potentiel touristique : Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech, Agadir, Meknès, Kénitra et Tétouan, les opportunités touristiques sont bien plus développées.
L'OFPPT à Oujda dispose de plusieurs instituts (ISTA, ISMT) qui forment des techniciens en gestion, maintenance industrielle, électrotechnique, soins infirmiers auxiliaires et hôtellerie-restauration. Ces formations OFPPT durent 2 ans et permettent d'accéder rapidement au marché de l'emploi local. L'ANAPEC Oujda propose des formations Taehil ciblées sur les métiers en tension à Oujda : français professionnel (pour les call centers), gestion des stocks, vente. Des écoles privées (HEM Oujda, ISIG Oujda) proposent des formations supérieures en gestion et commerce international. Ces filières de formation préparent directement aux recrutements des entreprises locales. L'enjeu pour la région Orientale est d'aligner les formations sur les besoins réels des employeurs d'Oujda, de Nador et des zones industrielles voisines. Le travail après une formation adaptée est toujours plus facile à trouver dans cette région.
La place bancaire d'Oujda est bien développée : Attijariwafa Bank, Banque Populaire, BMCE Bank of Africa, CIH, Crédit Agricole du Maroc (CAM), Société Générale Maroc. Ces banques ont des agences et des responsables régionaux à Oujda. Elles recrutent des conseillers clientèle, des chargés de crédit, des directeurs d'agence et des analystes risque. Les microfinances (Al Amana, Fondation Banque Populaire) sont particulièrement actives dans la région Orientale avec des chargés de clients microfinance sillonnant les zones rurales. Les co-opératives (Crédit Agricole CAM) emploient des techniciens agricoles-financiers pour le financement des agriculteurs de la plaine des Triffa. Ces recrutements bancaires à Oujda sont stables et bien rémunérés. Le travail bancaire à Oujda offre sécurité d'emploi et perspectives d'évolution régionale vers Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan.
Le marché immobilier d'Oujda est encore abordable comparé aux métropoles marocaines. Des promoteurs (Al Omrane Oujda, AddohaRegène, Aménagement de l'Oriental) développent des programmes de logements économiques et médium standing. La demande locative est soutenue par les 40 000 étudiants de l'UM1 (colocation, studios) et les fonctionnaires affectés à Oujda depuis d'autres régions. Des emplois liés à l'immobilier et la construction : agents immobiliers, conducteurs de travaux, techniciens de bureau d'études, gestionnaires de copropriété. L'immobilier à Oujda se développe aussi vers les nouveaux quartiers (Hay Al Wiam, Angad City), générant des recrutements dans les agences et les sociétés de gestion. Ces opportunités de travail immobilier à Oujda sont complémentaires des métropoles marocaines plus saturées comme Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan.
Située à quelques kilomètres de la frontière algéro-marocaine (poste frontalier de Zouj Bghal), Oujda a historiquement été un carrefour commercial entre le Maroc et l'Algérie. Même avec la frontière fermée depuis 1994, la logistique à Oujda reste active : transit de voyageurs (route, avion), transports de marchandises autorisés, services douaniers. L'aéroport d'Oujda-Angad gère des vols internationaux (Paris, Bruxelles, Lyon, Amsterdam, Marseille) et un fret aérien. La réouverture de la frontière algéro-marocaine transformerait Oujda en hub logistique majeur de l'Afrique du Nord. Dans ce scénario, le recrutement de logisticiens, transitaires, douaniers privés et agents commerciaux exploserait à Oujda. En attendant, le travail logistique à Oujda est modeste mais structuré. Dans les autres grandes villes marocaines — Casablanca, Tanger, Rabat, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan — la logistique est bien plus développée, ce qui attire certains profils d'Oujda vers ces marchés.
La région Orientale est l'une des régions à plus forte diaspora marocaine en Europe (France, Belgique, Pays-Bas, Espagne). Les transferts de la diaspora (RME — Ressortissants Marocains à l'Étranger) soutiennent considérablement l'économie locale. Cette diaspora crée des opportunités d'emploi indirectes : construction immobilière (demande locative et achat de propriétés par les Marocains du monde), activité commerciale (importations de biens européens), services aux RME (agences de voyage, banques). Des emplois de conseillers RME dans les banques (CIH, Banque Populaire), de notaires (transactions immobilières) et d'agents de voyage (vols vers la diaspora) sont directement liés à cette population. Ces recrutements spécifiques à l'économie de la diaspora constituent un marché particulier du travail à Oujda, qui est propre à cette ville de façon singulière parmi les grandes villes marocaines.
L'ENSA d'Oujda (Ecole Nationale des Sciences Appliquées) forme des ingénieurs en génie électrique, génie civil, génie industriel et informatique. Ces diplômés ENSA Oujda sont souvent contraints de migrer vers Casablanca, Tanger, Kénitra ou Rabat pour trouver des postes d'ingénieurs dans l'industrie. La faible industrialisation d'Oujda (comparée à Tanger ou Kénitra) reste le principal frein à la rétention des talents locaux. Des pistes de développement : la zone énergétique Jerada-Ain Beni Mathar (éolien), les industries agro-alimentaires (transformation oranges Berkane), les unités de fabrication de matériaux de construction pour le marché local et algérien. Si ces projets se matérialisent, le recrutement d'ingénieurs à Oujda et dans la région Orientale pourrait retenir les talents formés localement. Le travail d'ingénieur à Oujda reste encore limité comparé aux grandes villes industrielles marocaines comme Tanger, Kénitra, Agadir, Fès, Meknès, Marrakech et Tétouan.
Le tissu numérique d'Oujda se structure progressivement. Des start-ups locales (fintech, agritech, e-commerce régional) émergent, soutenues par les écosystèmes de l'UM1 et de l'ENSA. Le Technopark Oujda (en projet) devrait accueillir des SSII et des start-ups tech. Des développeurs web et mobile, des graphistes, des responsables digital marketing et des community managers trouvent des opportunités dans ces structures innovantes. Le freelancing et le télétravail pour des clients étrangers (depuis Oujda pour des agences françaises ou belges) est une tendance croissante : coût de vie bas d'Oujda + salaire européen = équation gagnante. Ces recrutements numériques à Oujda créent un nouveau tissu économique complémentaire des secteurs traditionnels. Le travail digital depuis Oujda est possible grâce à la fibre optique (Maroc Télécom, Inwi) qui couvre la ville. Cette dynamique numérique positionne Oujda aux côtés des grandes villes digitales : Casablanca, Rabat, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan.
Pour les professionnels qui envisagent de s'installer à Oujda pour le travail, la qualité de vie est un argument. Des atouts : l'Angad Golf Club (18 trous), les thermes de Sidi Yahya (source thermale naturelle), la proximité de Saïdia (la Côte d'Azur du Maroc — 60 km, plages méditerranéennes, complexes touristiques Barcelo, Adriana Beach), le Parc Municipal d'Oujda (le plus grand jardin public du Maroc). Des stades, salles de sport, cafés culturels (festival Visa for Music, festival Timitar à proximité). Cette qualité de vie à moindre coût est un argument concret pour les professionnels (infirmiers, enseignants, ingénieurs) cherchant à fuir l'hyperdensité de Casablanca ou les loyers de Rabat et Tanger. Le recrutement de talents qualifiés à Oujda bénéficie de ces arguments de travail et de vie de qualité, qui se comparent avantageusement aux standards de Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Kénitra et Tétouan.
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