Retour

Mines, énergie et industrie extractive au Maroc en 2026 : emploi, métiers et ressources



Actualités et conseils RH

Blog > Mines, énergie et industrie extractive au Maroc en 2026 : emploi, métiers et ressources

Mines, énergie et industrie extractive au Maroc en 2026 : guide emploi complet

Le secteur minier et énergétique est stratégique pour l'économie marocaine. Le Maroc détient environ 70 % des réserves mondiales de phosphate (données USGS — United States Geological Survey, rapport 2025). L'OCP (Office Chérifien des Phosphates, entreprise publique cotée à la dette internationale) a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 9,1 milliards USD en 2024 (rapport annuel OCP 2024) et emploie directement plus de 21 000 collaborateurs. Sur le volet énergétique, le Maroc a fixé un objectif ambitieux : 52 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique à l'horizon 2030 (Ministère de la Transition Energétique et de l'Eau). La MASEN (Moroccan Agency for Sustainable Energy) pilote les grands projets (Noor Ouarzazate, Midelt). Ce guide couvre les métiers (ingénieur minier, géologue, ingénieur en énergies renouvelables), les salaires et les villes : Casablanca, Rabat, Khouribga, Marrakech, Ouarzazate, Agadir, Fès, Meknes, Kénitra, Tanger, Tétouan et Oujda.

1. Panorama

Le secteur mines-énergie marocain est dominé par deux géants : l'OCP (phosphate, leader mondial) et l'ONEE (Office National de l'Électricité et de l'Eau Potable). À leurs côtés, la MASEN développe les énergies renouvelables, l'ONHYM (Office National des Hydrocarbures et des Mines) régule l'exploration pétrolière et mininère, et des sociétés minières privées (Managem groupe ONA, REMINEX, Xstr ata) exploitent des gisements de cuivre, argent, cobalt, plomb et zinc. L'énergie fossile (pétrole, gaz) est presque inexistante localement — le Maroc importe 90 %+ de ses besoins énergétiques en hydrocarbures.

2. OCP et phosphates

L'OCP est l'entreprise publique la plus importante du Maroc et l'un des premiers groupes africains. Selon son rapport annuel 2024, l'OCP a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 9,1 milliards USD et emploie directement 21 000+ collaborateurs. L'OCP extrait le phosphate dans ses sites principaux : Khouribga (première zone de production mondiale), Gantour (Youssoufia, Benguerir) et Boucraâ (Laâyoune, Sahara marocain). Il transforme le phosphate en acide phosphorique et engrais dans ses plateformes industrielles de Jorf Lasfar (El Jadida) et Safi. L'OCP exporte dans plus de 50 pays. Il développe également des solutions agricoles innovantes : OCP SoilMetrics (base de données fertilité des sols africains), plateforme digitale agri.

3. Autres mines et ressources

Le Maroc possède des ressources minières diversifiées. Le groupe MANAGEM (filiale CDG-ONA) exploite des mines de cuivre (Guemassa, près de Marrakech), d'argent (Zgounder, Sôus), de cobalt (Bou-Azzer, anti-Atlas), de plomb et zinc (Touissit, Région d'Oujda). Le Maroc produit également du sel (Sebkhat Zima, Tah), des matériaux de construction (calcaire, sable, gravière), du sel gemme, et possède des gisements de minerai de fer. L'exploration pétrolière en mer (offshore atlantique) est en cours avec des partenaires internationaux (TotalEnergies, ENI, CHARIOT), gérée par l'ONHYM. Des mines de barytine, de fluorine et de manganèse complètent le panorama extractif.

4. Énergies renouvelables

Le Maroc est un acteur mondial de référence dans les énergies renouvelables. Objectif gouvernemental : 52 % d'énergies renouvelables dans le mix électrique à l'horizon 2030 (Ministère de la Transition Energétique). Projets phares : Complexe Noor Ouarzazate (580 MW solaire, l'un des plus grands parcs solaires mondiaux), Parc éolien Tarfaya (300 MW, le plus grand d'Afrique à l'inauguration), Complexe solaire Midelt (NOOR Midelt, 800 MW en phases). La MASEN développe aussi des projets éoliens offshore. L'énergie hydraulique (barrages) et la biomasse complètent le mix renouvelable. Ces projets mobilisent des développeurs, des ingénieurs énergies renouvelables, des techniciens de maintenance et des financiers verts.

5. Électricité et ONEE

L'ONEE branche électricité gère le réseau électrique national (production, transport haute tension, distribution dans certaines villes). Des opérateurs privés (IPP — Independent Power Producers : NAREVA, Acwa Power, EDF Renewables) produisent de l'énergie renouvelable et la cèdent à l'ONEE. La distribution est assurée en partie par les régies (RADEEC) et les concessionnaires privés (Veolia/LYDEC à Casablanca, Amendis à Tanger). Les métiers du secteur électrique : ingénieur électrique réseaux haute tension, technicien de maintenance centrale électrique, ingénieur smart grid (réseaux intelligents), technicien PV (panneaux solaires photovoltaïques).

6. Hydrogène vert et nouvelles énergies

Le Maroc se positionne sur le marché de l'hydrogène vert, carburant du futur produit par électrolyse de l'eau à partir d'énergies renouvelables. Grâce à son gisement solaire et éolien exceptionnel, le Maroc pourrait devenir l'un des premiers exportateurs d'hydrogène vert vers l'Europe. La Stratégie Nationale de l'Hydrogène Vert (publiée par le Ministère de la Transition Energétique) vise à développer des capacités d'électrolyse et d'exportation via des pipelines ou de l'ammoniac vert. Des projets pilotes (Chbika, Boujdour) sont en études. Ces projets créent des métiers de pointe : ingénieur procédés hydrogène, technicien électrolyseur, spécialiste ammoniac vert.

7. Métiers

Mines et extraction

  • Ingénieur minier : exploitation et optimisation des mines à ciel ouvert et souterraines
  • Géologue : exploration des gisements, cartographie des ressources
  • Ingénieur en géotechnique minière : sécurité des talus, prévention des effondrements
  • Technicien de maintenance machines minières : engins de terrassement, concasseurs, convoyeurs

Énergies renouvelables

  • Ingénieur énergies renouvelables : conception et développement de centrales solaires et éoliennes
  • Technicien de maintenance PV ou éolienne : entretien des panneaux et des turbines
  • Chef de projet EPCM énergies renouvelables : supervision de la construction des centrales
  • Devéloppeur de projets énergétiques : identification de sites, permis, financement

Électricité et réseaux

  • Ingénieur électrique HTA/HTB : réseaux haute et très haute tension
  • Spécialiste smart grid : compteurs intelligents, gestion de la demande, stockage

8. Salaires

Métier Junior Confirmé Senior / Manager
Ingénieur OCP / minier 12 000-20 000 21 000-40 000 40 000-90 000
Géologue exploration 10 000-16 000 17 000-32 000 32 000-70 000
Ingénieur énergies renouvelables 10 000-16 000 17 000-32 000 32 000-75 000
Technicien maintenance éolien/PV 7 000-12 000 12 000-22 000 22 000-40 000
Ingénieur électrique HTA/HTB 10 000-16 000 17 000-30 000 30 000-65 000
Développeur projet énergie 12 000-18 000 19 000-35 000 35 000-80 000

Fourchettes indicatives. Sources : rapport OCP, Michael Page Africa, DIORH et observations Jobsquare.ma (juin 2026). Les salaires OCP sont parmi les meilleurs au Maroc (salaires + avantages + bonus).

9. Villes et bassins d'emploi

Casablanca : siège OCP, ONEE, MASEN, grandes sociétés minières. Khouribga : première ville minière OCP, extraction phosphate. Benguerir : University Mohammed VI Polytechnic (OCP University) et site OCP. Jorf Lasfar (El Jadida) : plateforme chimique OCP (acide phosphorique, engrais). Ouarzazate : hub énergies renouvelables (Noor). Tarfaya : éolien offshore. Agadir : ONEE région, Managem Souss. Fès, Meknes, Kénitra, Rabat, Tanger, Tétouan, Marrakech, Oujda : réseaux électriques régionaux.

10. Coupe du Monde 2030

La Coupe du Monde 2030 crée une demande énergétique supplémentaire significative. Les stades, les hôtels, les fan zones et les transports des 6 villes hôtes (Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir, Saïdia-Oujda) doivent être alimentés en électricité de manière fiable (aucune coupure possible). L'ONEE investit dans le renforcement des réseaux électriques dans les villes hôtes. La CdM 2030 pourrait se dérouler sous une énergie principalement renouvelable si les objectifs MASEN sont atteints. OCP finance et développe les universités et l'écosystème d'innovation lié à la fertilisation durable. Les villes de support (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan) voient leur réseau électrique renforcé.

11. Tendances 2026

Hydrogène vert : premier enjeu stratégique à long terme du Maroc énergétique (stratégie publiée par le Ministère). Stockage d'énergie : batteries (projets MASEN Battery Storage), STEP (Stations de Transfert d'Énergie par Pompage) pour stocker l'électricité renouvelable. Smart Grid : compteurs intelligents, gestion intelligente de la demande électrique. Mining vert : OCP vise le zéro carbone dans ses opérations (rapport OCP Sustainability). Digitalisation minière : drones de surveillance, IoT pour la sécurité des mines, IA pour l'optimisation de l'extraction. Engrais durables : OCP développe des engrais adaptés aux sols africains, réduisant la dépendance aux importations alimentaires du continent.

12. Formations

EMINES (Ecole des Mines de Benguerir, campus UM6P) : ingénieurs mines, énergie, géologie, formation d'élite financée par OCP. EMI (option géotechnique, structures) : ingénieurs proches des mines. FST Settat, Beni Mellal, Fès : licences géologie, chimie mines. EHTP : option énergie et électrotechnique. ENSTA Paris, Mines Paris, IFP School (France) : formations post-EPS fréquentées par des Marocains. Certifications valorisées : PV Installation Professional (NABCEP), Certified Energy Manager (CEM), certifications OCP internes (MANAGEM Academy), certifications IRENA (Énergies Renouvelables), AIPG CPG (géologues professionnels certifiés).

13. FAQ

Quelle est la place du Maroc dans la production mondiale de phosphate ?

Selon les données de l'USGS (United States Geological Survey) dans son rapport annuel sur les minéraux (rapport 2025), le Maroc détient environ 70 % des réserves mondiales connues de phosphate. La production marocaine est réalisée quasi exclusivement par l'OCP, qui est le plus grand exportateur mondial de phosphates et de dérivés phosphatés (acide phosphorique, engrais phosphatés). Selon le rapport annuel OCP 2024, l'OCP a réalisé un CA de 9,1+ milliards USD et emploie 21 000+ collaborateurs directs. Cette position dominante fait du phosphate un actif géostratégique ma jeur : la sécurité alimentaire mondiale (engrais = alimentation) dépend partiellement du phosphate marocain.

Qu'est-ce que la MASEN et quel est son rôle ?

La MASEN (Moroccan Agency for Sustainable Energy) est l'agence marocaine en charge du développement des énergies renouvelables à grande échelle. Créée en 2010, elle a piloté le Complexe Noor Ouarzazate (580 MW solaire concentré — CSP — et PV, l'un des plus grands parcs solaires mondiaux) et le Programme NOOR Midelt (800 MW en phases). Elle pilote la stratégie nationale d'hydrogène vert et les appels d'offres pour les nouvelles capacités éoliennes. La MASEN recrute des ingénieurs en développement de projets, des spécialistes en financement de projets (project finance), des ingénieurs EPCM (Engineering Procurement Construction Management) et des juristes spécialistes énergies renouvelables.

Comment travailler chez OCP ?

L'OCP est l'un des employeurs les plus prisés au Maroc, offrant des salaires attractifs et de bonnes conditions de travail. Il recrute principalement via : 1) Campus grandes écoles : EMINES (son école interne), EMI, EHTP, écoles françaises. 2) Stages et PFE : voie d'entrée privilégiée. 3) Portail carrières OCP (ocpgroup.ma), LinkedIn OCP. 4) Jobsquare.ma et portails d'emploi pour certains postes. 5) Cabinets de recrutement (Michael Page, DIORH) pour les postes senior. Les profils récurrents : ingénieurs process (gestion de la production de phosphate), ingénieurs mines, géologues, data scientists (OCP Analytics), commerciaux export (Genève, Houston, Washington, Casablanca). OCP verse des salaires de 12 000-90 000 MAD plus avantages (logement, transport, mutuelle).

Quelle est la stratégie énergétique du Maroc ?

La stratégie énergétique du Maroc est publiée par le Ministère de la Transition Energétique et de l'Eau et repose sur trois piliers. 1) 52 % d'énergies renouvelables dans le mix électrique à 2030 : solaire, éolien, hydraulique. 2) Efficacité énergétique : réduction de 20 % de la consommation énergétique à 2030 (AMEE — Agence Marocaine pour l'Efficacité Energétique). 3) Hydrogène vert : développement d'une filiere nationale d'export. Le Maroc s'est engagé dans ces objectifs dans le cadre de l'Accord de Paris et de ses NDC (Contributions Déterminées au Niveau National) soumis à la CCNUCC.

Quels métiers énergétiques sont les plus demandés au Maroc en 2026 ?

Par tension sur le marché (observations Jobsquare.ma, données MASEN et cabinets RH). 1) Ingénieur développement projets énergies renouvelables : montage et développement de projets solaires et éoliens (profil rare, très demandé). 2) Technicien maintenance solaire PV : entretien des panneaux (demande en forte croissance avec le déploiement massif du PV). 3) Ingénieur OCP process phosphate : profil élite, très bien rémunéré. 4) Spécialiste financement de projets verts (green project finance) : profil hybride ingénierie-finance pour structurer les financements des centrales. 5) Data scientist énergie : analyse prédictive de la production renouvelable, gestion intelligente de la demande.

Le Maroc a-t-il des réserves de pétrole et de gaz ?

Le Maroc import e plus de 90 % de ses besoins en hydrocarbures (pétrole brut et produits pétroliers raffinés, gaz naturel). La production domestique est négligeable. La raffinerie SAMIR (Mohammedia), qui transformait le pétrole brut importé en produits raffinés, est à l'arrêt depuis 2015. Des campagnes d'exploration pétrolière en offshore atlantique sont menées par l'ONHYM en partenariat avec des majors (TotalEnergies, ENI, Chariot Energy). Des découvertes de gaz naturel ont été signalées au large d'Agadir et de Tanger, mais leur exploitation commerciale à grande échelle n'est pas encore confirmée. C'est pourquoi le Maroc mise stratégiquement sur les énergies renouvelables pour réduire sa dépendance aux importations d'hydrocarbures.

Qu'est-ce que l'hydrogène vert et pourquoi est-ce stratégique pour le Maroc ?

L'hydrogène vert est produit par électrolyse de l'eau en utilisant de l'électricité 100 % renouvelable (solaire ou éolienne). Il peut remplacer les hydrocarbures dans de nombreux usages industriels (sidérurgie, chimie) et dans les transports lourds. Le Maroc a les ingrédients pour en produire à bas coût : un gisement solaire exceptionnel, de vastes espaces désertiques, une proximité de l'Europe (premier marché mondial de l'hydrogène vert). La Stratégie Nationale de l'Hydrogène Vert du Ministère de la Transition Energétique vise à exporter de l'hydrogène vert vers l'Europe (via pipeline ou ammoniac) et à utiliser l'ammoniac vert pour fertiliser les sols africains (synergie avec OCP). Cela crée de nouveaux métiers : ingénieur électrolyse, spécialiste ammoniac vert, expert certification hydrogène.

14. Conclusion

Le secteur mines-énergie marocain en 2026 est porté par deux moteurs : l'OCP (phosphates, 70 % réserves mondiales selon USGS, 9,1 Mds USD CA, 21 000+ emplois) et la transition énergétique (52 % renouvelables 2030, MASEN). Métiers les plus demandés : ingénieur OCP (12 000-90 000 MAD), développeur projets énergies renouvelables (12 000-80 000 MAD), géologue (10 000-70 000 MAD). Hubs : Casablanca (sièges), Khouribga (mines), Ouarzazate (solaire), Jorf Lasfar (chimie). La CdM 2030 stimule le renforcement des réseaux électriques dans les 6 villes hôtes (Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir, Oujda) et les villes de support (Fès, Meknes, Kénitra, Tétouan).

Efficacité énergétique industrielle

L'efficacité énergétique est un levier stratégique pour les entreprises marocaines à forte consommation d'énergie (cimenteries, industries chimiques, textile, hôtellerie). L'AMEE (Agence Marocaine pour l'Efficacité Energétique) accompagne les entreprises dans leurs audits et démarches de certification. La loi 47-09 sur l'efficacité énergétique impose des audits obligatoires aux grands consommateurs. Des économies d'énergie significatives sont réalisables dans les usines textile de Tanger et Fès, les cimenteries (Lafarge, CIDEM) à Tétouan et Agadir, les hôtels de Marrakech et les data centers de Casablanca. Les métiers de l'efficacité énergétique : auditeur énergétique (certification CEM), responsable énergie en entreprise (EnMS ISO 50001), ingénieur CVC (climatisation efficace dans les bâtiments tertiaires). Ces profils sont demandés dans toutes les grandes entreprises marocaines.

Solaire photovoltaïque distribué et autoconsommation

Le solaire photovoltaïque distribué (toits, ombrières, centrales au sol de petite taille) est en plein essor au Maroc depuis la loi sur l'autoconsommation (loi 58-15 sur les énergies renouvelables). Des entreprises de toutes tailles et des particuliers installent des panneaux PV pour réduire leur facture électrique. Des sociétés spécialistes de l'installation PV (NAREVA, Engie, EDF Renouvelables Maroc, sociétés locales) développent ce marché. L'autoconsommation collective permet à un groupe d'utilisateurs (copropriété, zone industrielle) de partager une production PV commune. Ces projets créent une demande de techniciens installateurs PV (formation OFPPT + certification), de commerciaux énergie solaire et de ingénieurs étude de projet PV distribué dans toutes les régions marocaines : Casablanca, Marrakech, Agadir, Fès, Meknes, Kénitra, Tanger, Rabat, Tétouan et Oujda.

Industrie chimique liée aux mines

L'industrie chimique marocaine est intimement liée aux ressources minières. La plateforme chimique de Jorf Lasfar (El Jadida) transforme le phosphate brut en acide phosphorique (PA) et en engrais phosphatés (DAP, MAP, TSP). Des partenaires industriels mondiaux (TotalEnergies, BUNGE, YARA) ont conclu des joint-ventures avec l'OCP pour la production d'engrais à Jorf Lasfar. La plateforme de Safi complète les capacités de transformation. Ces usines emploient des ingénieurs de procédés chimiques, des techniciens de maintenance industrielle, des responsables HSE industriel, des ingénieurs contrôle qualité et des opérateurs de salle de contrôle. Ces emplois sont majoritairement à Jorf Lasfar, Safi et Khouribga, mais le recrutement se fait également à Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir, Fès, Meknes et Kénitra.

Stockage d'énergie et flexibilité du réseau

Le déploiement massif des énergies renouvelables (intermittentes par nature) pose la question du stockage de l'énergie. Au Maroc, plusieurs solutions sont étudiées ou en développement. Les STEP (Stations de Transfert d'Énergie par Pompage) : des barrages de stockage hydraulique (eau pompée en période de surplus ENR, turbinée en période de pointe) permettent de stocker l'énergie renouvelable à grande échelle. Des projets de batteries stationnaires (lithium, VRFB) sont intégrés aux projets MASEN (Noor Midelt incluait un composant stockage par batteries). Le CSP avec stockage thermique (sels fondus) de Noor Ouarzazate permet de produire de l'électricité jusqu'à 7-8 heures après le coucher du soleil. Ces technologies créent de nouveaux métiers : ingénieur stockage énergétique, technicien batteries industrielles, spécialiste CSP (concentration solaire à sels fondus).

Impact et développement local autour des mines

L'exploitation minière génère des enjeux de développement local. L'OCP a développé un programme de développement intégré dans les bassins miniers (Khouribga, Benguerir, Youssoufia) : construction d'écoles, d'hôpitaux, de logements pour les employés, financement de start-ups agricoles via OCP Solutions. La responsabilité sociale des entreprises minières (RSE) est encadrée par le Code Minier marocain et les meilleures pratiques internationales (ICMM — International Council on Mining and Metals). MANAGEM a des programmes de RSE dans ses zones d'exploitation (Bou-Azzer anti-Atlas, Guemassa Marrakech). Ces programmes créent des emplois de coordinateurs RSE, d'agents de développement communautaire et de spécialistes des relations avec les parties prenantes. Ces profils combinent compétences sociales et connaissance du secteur extractif.

MANAGEM et mines métalliques

Le groupe MANAGEM (filiale Al Mada, ex-ONA CDG) est le deuxième acteur minier marocain après l'OCP. Il exploite des mines métalliques dans plusieurs pays africains et au Maroc. Au Maroc : mine de cobalt de Bou-Azzer (Anti-Atlas, l'une des rares mines de cobalt au monde à l'exploitation commerciale), mine de cuivre de Guemassa (près de Marrakech), mine d'argent de Zgounder (Souss-Massa), mines de plomb et zinc de Touissit (région d'Oujda). MANAGEM est également présent au Gabon, en Côte d'Ivoire, en Ethiopie et au Soudan pour l'or. Ces opérations emploient des ingénieurs miniers, des géologues (exploration et exploitation), des techniciens de traitement métallurgique, des responsables HSE mines et des ingénieurs environnement (gestion des efluents miniers). MANAGEM propose des formations via son centre REMINEX et recrute régulièrement sur Jobsquare.ma et les portails d'emploi marocains.

Éolien onshore et offshore

L'éolien est le deuxième pilier des énergies renouvelables marocaines après le solaire. Des parcs éoliens opérationnels : Parc Tarfaya (300 MW, NAREVA-EDF, le plus grand d'Afrique lors de son inauguration), Parc Taza (150 MW, MASEN), Parc Jbel Khalladi (120 MW, Siemens Gamesa). La MASEN développe un programme éolien offshore : les côtes atlantiques marocaines ont un potentiel éolien offshore énorme (vitesse de vent élevée au large de Tanger, Kénitra, Agadir). L'éolien offshore crée des métiers très spécialistas : ingénieur éolien offshore (fondations marines, câbles sous-marins), technicien de maintenance en mer (travaux en hauteur + maritime), spécialiste étude d'impact sur l'environnement marin. Ces profils sont ultra-rares et très bien rémunérés.

Formation EMINES et University Mohammed VI Polytechnic

L'EMINES School of Industrial Management (Ecole des Mines de Benguerir) est l'école de formation liée à l'OCP, au sein de l'UM6P (University Mohammed VI Polytechnic). Basée à Benguerir (campus OCP), elle forme des ingénieurs et managers de haut niveau dans les domaines des mines, de l'énergie, de la chimie industrielle et de l'intelligence artificielle appliquée à l'industrie. L'UM6P est devenue en quelques années l'une des universités marocaines les plus innovantes, avec des partenariats internationaux (MIT, Stanford, ETH Zurich). Elle dispose de laboratoires de recherche sur l'agri-tech, les énergies renouvelables et les data sciences. Les diplômés EMINES/UM6P sont très prisés par l'OCP et par les entreprises du secteur énergétique marocain. L'écosystème d'innovation de Benguerir (UM6P Ventures, OCP Innovation) crée des opportunités pour les startups agri-tech et energy-tech, dans les villes de l'axe OCP : Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Meknes, Agadir, Kénitra, Tanger, Tétouan et Oujda.

Trouvez votre emploi dans les mines et l'énergie sur Jobsquare.ma

???? Crée ton profil candidat gratuitement sur Jobsquare.ma

Sources et méthodologie

  • OCP Group — rapport annuel 2024 (CA 9,1 Mds USD, 21 000+ employés)
  • USGS (United States Geological Survey) — rapport annuel minéraux 2025 (70% réserves phosphate)
  • Ministère de la Transition Energétique et de l'Eau — Stratégie énergétique 2030
  • MASEN (Moroccan Agency for Sustainable Energy) — projets Noor, éolien, hydrogène vert
  • ONHYM — exploration pétrolière et minière
  • Michael Page Africa & DIORH — fourchettes salariales mines et énergie Maroc
  • Observations Jobsquare.ma — offres actives mines et énergie (juin 2026)

Dernière mise à jour : août 2026.

Offres d'emploi par ville

Casablanca | Rabat | Marrakech | Fès | Agadir | Meknes | Kénitra | Oujda

Ces articles peuvent vous intéresser ...